La Beauce : Mythes et réalités

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L'exposition vise à faire connaître différentes facettes du peuple beauceron, non seulement par ses qualités de fonceur et d'innovateur, mais aussi faire découvrir les traits physiques de la région et mettre en valeur les paramètres socio-historiques à l'origine du développement du territoire.

En 1737, la concession des seigneuries de Sainte-Marie, Saint- Joseph et Saint-François, marque le véritable début de la sédentarisation dans la vallée de la Chaudière.  Graduellement, une partie de la population du berceau de la Nouvelle-France (Côte-de-Beaupré, Île d'Orléans, Charlesbourg, Bellechasse) vient s'établir dans les nouvelles seigneuries. À la Conquête, les Britanniques instaurent leur propre système de concession des terres. Avec leurs toponymes évocateurs, les cantons de la vallée entourent les seigneuries où viennent s'installer Loyalistes, immigrants des Îles britanniques, Écossais, Irlandais, Acadiens déportés et Allemands. Avec l'occupation du territoire qui prend forme, le paysage de la vallée se transforme. 

Les premiers Beaucerons qui se rendaient aux marchés de la ville de Québec, croisaient de nombreuses ornières dans lesquelles leurs charrettes s'enlisaient, obligeant les  passagers à pousser dans une terre boueuse. Arrivant aux marchés publics les jambes embouées, on prit l'habitude de qualifier ces gens de «jarrets noirs».  Avec le temps, le «Jarret noir» est devenu un symbole par excellence de persévérance, d'endurance, de courage et de ténacité. 


Au milieu du XIXe siècle, la découverte d'or dans la seigneurie Rigaud-Vaudreuil a sûrement suscité un engouement dont l'ampleur a largement dépassé les frontières de la Beauce. En plus de rassembler des Beaucerons en quête de richesse, la découverte de l'or sur la rivière Gilbert attire des gens de partout dans le monde. Outre l'or jaune, entre 1851 et 1871, la production de sirop d'érable s'avère assez importante pour exporter ses surplus aux États-Unis.

Le siècle suivant est marqué par l'intensification de l'exploitation forestière, la Beauce possède la matière première, mais également le capital humain. De nombreux Beaucerons vont trouver du travail dans les camps de bûcherons du Maine.  

On entend souvent dire que les Beaucerons sont dynamiques grâce aux réseaux de petites et moyennes entreprises qu'ils ont mis sur pied à partir des années 1960. La réussite beauceronne s'inscrirait dans un contexte favorable, difficile à reproduire ailleurs dans sa totalité, d'où l'expression du «miracle beauceron». L'exposition «La Beauce : mythes et réalités» retrace le parcours de ces grands bâtisseurs de la colonisation à nos jours. Laissez-nous vous raconter !

 

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