Céramique de Beauce

À l'année

Entreprise dynamique, Céramique de Beauce a produit de 1940 à 1989, des milliers de pièces aux fonctions utilitaires, décoratives ou promotionnelles. Son apport à la culture entrepreneuriale beauceronne est indéniable et son initiative remarquable.

L'histoire de Céramique de Beauce débute en 1939 lorsque l'agronome J.-W. Marceau  s'intéresse à une terre glaise découverte aux abords de la rivière Calway, située à mi-chemin entre Beauceville et St-Joseph-de-Beauce.  Dans le  but de stimuler l'économie et de contrer l'exode des jeunes Beaucerons vers les centres urbanisés, l'État québécois fonde une société coopérative, le «Syndicat des céramistes paysans de la Beauce» dans le but d'ouvrir une école de céramique. Celle-ci voit le jour le 4 novembre 1940 dans le sous-sol du collège Sacré-Coeur de Beauceville.

En 1943, un espace plus grand pour l'entreposage des pièces de céramique et un meilleur outillage s'imposent. C'est à St-Joseph que l'on trouve un local adéquat. À l'ouverture de cette toute nouvelle école-atelier, une douzaine de jeunes ayant terminé leurs trois années d'études, décident de poursuivre leur apprentissage et de continuer l'aventure en exerçant leur métier de céramiste.

En 1950, on passe véritablement à une production industrielle plus sophistiquée qui permet aux Beaucerons de faire face à la concurrence. Lors de l'Expo 67, des designers tels que Jean Cartier et Jacques Marcas s'intéressent à Céramique de Beauce. Tout en restant fidèle à ses traditions de savoir-faire, l'entreprise adhère à la modernité et n'hésite pas à renouveler ses formes. C'est aussi grâce à la céramique de promotion que l'entreprise connait un franc succès comme avec les cendriers ou chope à bière: les Gâteaux Vachon, les Caisses populaires, le Carnaval de Québec, le Château Frontenac, les brasseries Molson et Labatt.

Suite à la parution du livre Céramique de Beauce en 2004, écrit par Daniel Cogné, Richard Dubé et Paul Trépanier, un engouement sans précédent se manifeste autour de la céramique beauceronne.  

Le Musée Marius-Barbeau vous en présente plus de 450 pièces avec une cinquantaine d'artefacts qui seront changés avec une thématique renouvelée. Vous pourrez y admirer 75 pièces comptant parmi les premières, ces célèbres «terres rouges» tant recherchées par les collectionneurs.

Leurs plus belles réalisations sauront charmer les collectionneurs et les amateurs de cette industrie marquante pour la renommée beauceronne.

 

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